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Retour à la maison

Finalement, j'ai fait le bon choix en arrêtant de pédaler à Biarritz. En effet, le lendemain de mon retour à la maison, j'étais incapable de me bouger, et j'ai fini chez le médecin qui m'a mis sous antibiotiques. Et pendant une semaine, je suis resté cloitré à la maison en attendant d’aller mieux.

Certes j’étais un peu déçu d’avoir arrêté à 250 km de la ligne d’arrivée. Mais en soi, ce n’est pas très grave car j’ai malgré tout roulé plus de 2000 km et dans des conditions beaucoup plus difficiles que celles rencontrées l’année dernière. Et puis le but était surtout de me faire plaisir, pas de me rendre malade. Et sur ce point l’objectif est largement atteint.

Oui je me suis fait très plaisir. J’ai eu quelques galères, liées à de nombreuses crevaisons, ou aux conditions climatiques pendant la 2 ème moitié du parcours, ou encore à des soucis de navigation. Mais la balance penche largement du bon côté.

Même si certains matins il était difficile de monter sur le vélo, j’ai vécu un mois aussi inoubliable que lors de mon voyage de Roissy à Casablanca en 2015.

Cette fois je ne me suis pas lancé dans l’inconnu. Je connaissais déjà la partie marocaine du périple, et pourtant je n’ai pas vu tout à fait les mêmes choses. Certes, j’ai apprécié les encouragements des gamins au bord de la route, de même que les coups de klaxon amicaux des automobilistes, et je me suis aussi amusé à dépasser les mobylettes et les charrettes à cheval. L’année dernière, arriver à Tanger était pour moi comme achever un bon repas et déguster un bon dessert tout au long de ma descente jusqu’à Casablanca. Cette année, le Maroc était le hors d’œuvre, l’échauffement. J'ai pris mon temps et j'avais plutôt envie de rester au Maroc.

Puis est venue l’Espagne, et j’ai voulu profiter davantage des endroits que je traversais. Séville est probablement la ville espagnole qui a le plus retenu mon attention. Elle est magnifique et j’aurai plaisir à y retourner pour visiter davantage.

L’entrée au Portugal a été difficile, car c’était en fin de journée au bout d’une étape difficile. Mais l’arrivée sur Mertola m’a beaucoup plu et l’hébergement était très confortable. Le voyage jusqu’à Lisbonne a été un régal. Il faisait beau, pas trop chaud, et les étapes n’étaient pas trop dures.

C’était la 1 ère fois que je venais au Portugal et j’ai beaucoup aimé. Les Portugais sont très accueillants et il y a toujours quelqu’un prêt à vous aider. Et ce que j’ai vu du Portugal sur mon itinéraire, et quand le temps le permettait, était assez joli.

Et je suis de nouveau rentré en Espagne. J’ai été moins séduit par la Castille et Leon, que par le pays basque et l’Andalousie.  

Hormis la bronchite que j’ai attrapée lors de ma dernière étape espagnole, le physique et le moral ont bien tenu le coup. Aucune blessure, aucune casse mécanique ou aucun accident ne sont venus entraver mon voyage. Et pourtant, j’ai connu quelques frayeurs…

Et comme l’année dernière, j’ai pu compter sur le soutien inconditionnel et indéfectible de ma webmaster préférée…Corinne, qui a donné son temps sans compter afin de mettre en forme le blog, et l’agrémenter de dessins humoristiques. Et je sais que cela lui a pris beaucoup de temps et que, pour me faire plaisir, elle a même refusé des parties de Scrabble avec ses amis, lesquels m’ont accueilli à bras ouverts lors de mon escale à Troia, pratiquement à mi-chemin de mon périple. Merci à eux car j’ai eu une belle journée de repos à visiter Lisbonne avec eux. Et je n’oublie pas non plus Fabienne qui a secondé Corinne lorsque celle-ci n’avait plus d’accès Internet pour accéder au blog. Merci les filles….

Merci aussi à tous les « animateurs » du blog qui, par leurs commentaires et leurs encouragements, m’ont aidé à tenir et à continuer d’avancer.  

Aujourd’hui, j’ai déjà envie de remonter sur le vélo et faire un nouveau voyage. Mais je dois me calmer un peu, car c’est quand même éprouvant. Et puis, voyager avec la remorque de 20 kg derrière le vélo n'est pas toujours facile. Ca reste tout de même physiquement un peu plus dur que sans remorque. Donc le prochain voyage sera en autonomie légère, avec juste un petit sac à dos et sur une période courte ( moins d'1 semaine ), ou avec une assistance logistique ( voiture suiveuse par exemple ).

Vers quelle destination ? Je ne sais pas encore on verra...

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